BILLET D’HUMEUR (R)évolution dans notre assiette

BILLET D’HUMEUR (R)évolution dans notre assiette

Des abeilles qui disparaissent, des cours d’eau ravagés par les nitrates, des perturbateurs endocriniens dans nos assiettes, de nombreuses crises sanitaires, ou bien encore des suicides dans la profession agricole… Les conséquences d’un modèle agricole intensif sont alarmantes. Il est urgent de mettre en place une transition agricole qui respecte tout autant l’Homme et son environnement. Malheureusement, les dernières orientations politiques données par Emmanuel Macron et le Ministre de l’Agriculture Stéphane Travert, ne sont guère réjouissantes. La protection des insectes pollinisateurs, l’agroécologie, et le soutien de l’agriculture paysanne ne semblent pas à l’ordre du jour. Les lobbyistes de l’agro-chimie et de l’agroalimentaire s’en frottent les mains. Alors, si nous souhaitons voir à l’œuvre cette transition agricole et alimentaire, il faudra compter sur l’élan citoyen. Il est important de soulever que le modèle de consommation qui prédomine est à l’image de la société productiviste qui la concerne : défaillant et dénué de moralité. Coluche il y a quelques années suggérait  ceci : « Quand on pense qu’il suffirait que les gens ne les achètent plus pour que ça ne se vende pas ! ». Il posait là les principes du consomm’acteur. Nous partageons tous une corresponsabilité dans ce processus de production agricole et agroalimentaire  non respectueux de l’homme et de la nature. Sans se vouloir moralisateur, demandons-nous simplement lorsque nous achetons un produit, ce que nous cautionnons à travers cet acte.  Les voix des paysans et des consommateurs sont nombreuses. Elles s’élèvent pour dénoncer ce qui ne doit plus être et proposer une alternative durable. Ces acteurs du changement doivent être portés sur le devant de la place politique et médiatique afin de partager et diffuser des solutions qui bien souvent existent déjà. Les jardins partagés, les Amap, les fermes urbaines fleurissent à travers les territoires, tout comme l’agroécologie et les circuits courts  Il semblerait bien qu’un vent de (r)évolution se lève des citoyens eux-mêmes !

Thibault et Grégoire

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